Dévoilement de nouvelles rames de tram aux couleurs de l’Europe. Photo DNA – Cédric Joubert
Le maire de Strasbourg Roland Ries et le secrétaire général du Conseil de l’Europe Thorbjorn Jagland ont inauguré ce jeudi une des trois nouvelles rames de tramway pavoisées aux couleurs de l’Europe.
Sur fond bleu nuit parsemé d’étoiles, le mot « bienvenue » se décline dans les 27 langues de l’Union. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, une inscription en hauteur sur les flancs des rames précise : « Strasbourg, capitale européenne ».
L’opération, a rappelé le maire de Strasbourg, n’est qu’une des facettes d’une politique de meilleure visibilité de la ville en tant que siège des institutions. Dans le quartier européen, entre Orangerie et Robertsau, la Ville a choisi récemment, avec d’autres collectivités et les partenaires associatifs, un projet d’architectes pour la rénovation-extension d’une villa amenée à devenir le lieu d’Europe.
Par ailleurs, et outre les festivités autour des journées européennes, la ville accueillera en octobre un forum mondial de la démocratie.
http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2012/05/11/trois-tramways-bleu-et-or
La rame inaugurale a fendu un ruban à la station Droits de l’Homme. Photo DNA — Cédric Joubert
À 14 h 20 ce jeudi comme annoncé, une rame de tramway habillée de pied en cap de bleu nuit et des étoiles de l’Union fait son entrée à la station Droits de l’Homme. En hauteur au-dessus des vitres, on lit « Strasbourg, capitale européenne ». Sur les flancs, le mot « bienvenue » se décline dans les 27 langues présentes au Parlement.
Le maire de Strasbourg Roland Ries, le secrétaire général du Conseil de l’Europe Thorbjorn Jagland, l’adjointe au maire en charge des relations européennes Nawel Rafik Elmrini et le directeur de la CTS Jean-Philippe Lally ont été de ce voyage inaugural. Deux autres rames pareillement pavoisées circuleront à partir d’aujourd’hui et de manière pérenne, dans toute la ville, et donc sur d’autres circuits que celui qui mène aux institutions.
« Le tramway est un bel outil à transporter des gens, qui peut aussi transporter des messages », indique Roland Ries lors de la pause en station. Plus tard, lors de son discours à l’Hôtel de ville, il rappellera « la vocation européenne de cette ville, qui nous honore et que nous souhaitons conforter ».
« L’habillage de ces rames aux couleurs de l’Europe est un des volets d’un ensemble plus complet d’actions pour la visibilité de Strasbourg l’Européenne, à l’usage des Strasbourgeois autant que des visiteurs », a poursuivi le maire. Qui a rappelé, au-delà des symboles et des couleurs de l’Union, son ancrage sur les bords du Rhin.
« L’accord de coopération avec le Conseil, le partenariat renouvelé avec le Parlement, ainsi que le lieu d’Europe qui doit voir le jour d’ici l’an prochain dans le quartier des institutions, inscrivent ici une Europe qui ne peut et ne doit pas se réduire à une politique de libre-échange ». Et l’élu de défendre un socle où droits de l’homme et justice sociale feraient des piliers pérennes à une économie aujourd’hui mise à mal.
Il est vrai qu’au-delà de la bataille du siège et autres séries à épisodes des coulisses européennes, l’enjeu de l’image, pour les institutions, se joue ailleurs. Par exemple dans la prise en compte des fins de mois difficiles de nombreux citoyens grecs, espagnols, italiens… français aussi, avec une récente poussée de plans sociaux post-présidentielle.
http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2012/05/11/trois-rames-dans-les-etoiles